16 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

Le Début de la fin

Yo

Le début de la fin

Voilà une expression que j’aime beaucoup
D’autant qu’elle me va très bien.
Car il y a toujours un moment de l’année où
sonne le début de la fin.

Je la nommerai « catastrophe »
Et me réjouit de vous en dessiner les contours.
Elle commence par une poignée de profs
Et surtout par des heures et des heures de cours.

Ajoutez-y un élève, ou trente-cinq, peu importe
Enfermez-les dans une salle, branchés à des chaises
Mettez les plus indisciplinés près de la porte
Et envoyez les plus mauvais directement à la fournaise.

Un lycée n’a rien à gagner d’un élève d’une valeur de sept
Mais un élève a-t-il beaucoup à gagner d’un diplôme à cent pourcent ?
J’incarne le « un » restant, qui se tourne, gigote, s’embête
Plus qu’apprendre, rien de neuf et sans surprise, j’y passe le temps.

Ma première note de l’année,
Aussi fière je fus de la connaitre
Je ne l’honorais pas pour autant de festivités ;
Après tout, l’anglais était ma matière maitre.

Comme tous les ans, je commence avec ce 17,
Deux chiffres qui incarnent l’espoir
L’espoir d’une année que je suis déjà prête
A vaincre pour la gloire.

Et ben la gloire, elle attendra
Le 11 qui suivit fut assez douloureux
Et même s’il ne me découragea pas
Il resta marqué au fer dans mes songes sinueux.

Suivit un très violent 5 en Philosophie,
Comme un coup de fusil en plein dans les sentiments
Un coup de défibrillateur censé me ramener à la vie,
Qui à l’inverse changea mon travail en un cadavre fumant.

Le 3,5 en Espagnol acheva ma motivation
De son poignard à la lame brûlante
Il transperça l’un de mes deux poumons
Ne me laissant plus respirer que l’air de la défaite imminente.

Si le lycée était une personne, il serait très grand
Sans doute j’aurais essayé de le faire disparaitre
Il m’aurait remit à ma place violemment et facilement
Et aujourd’hui, j’essayerai de l’ignorer lui et son air menaçant.

Ouais j’avais envie d’écrire un truc qui rime, voilà.
Seulement une précision sur l’emploie du mot « prof » plus haut ; à part pour l’une d’entre eux, j’ai beaucoup de respect pour tous les enseignants, je tiens à le préciser. Et je dois bien reconnaitre que s’il n’y avait pas autant d’études, moi-même aurait aimé en devenir un…
…mais du coup, c’est à se demander comment ma prof d’espagnol a fait, elle. Elle est bipolaire, dépressive, colérique, et je dois dire qu’au début de l’année quand on m’a dit qu’elle était « complètement folle et hystérique », passé un cours ou deux j’ai songé « Meuh non, elle a l’air sympa. »
Oh comme j’avais tort. Oh là oui j’étais complètement à coté. Elle est VRAIMENT bipolaire, dépressive et colérique, et en plus elle dit clairement qu’elle aime pas son métier mais qu’est-ce que t’attends pour te casser ptn t’es pas une caissière de supermarché là, tu contribues à NOTRE avenir connasse alors tu vas faire ton job et arrêter de passer un cours sur deux à nous faire la morale en français (et je ne mens pas, elle nous a gueulé dessus en boucle pendant 1 heure entière, même moi je croyais pas ça possible) et essaie au moins de comprendre tes élèves ou de faire semblant de les aimer. Ah, si seulement j’avais eu le courage de lui dire tout ça J

Non-non, au lieu de ça, elle m’a dit en espagnol quelque chose qui, selon Googe Traduction ressemble à « ¿ Bromeas ? » ou « ¿ Estas paga mi cabeza ? » alors qu’elle m’interrogeait sur une leçon DONT J’ASSUMAIS ENTIÈREMENT le fait de ne pas l’avoir révisée. Je lui ai dit « Lo siento, j’ai oublié la leçon. » (oui-oui, en français) après quoi elle m’a dit ces trucs en espagnol ci-dessus, soit l’équivalent français de « Tu te paies ma tête / te fiches de moi ? ».
Toutes ces années d’espagnol, ces révisions intensives, rien que pour ce moment. Il était temps, la prophétie l’avait dit, le destin était écrit. L’héroïsme gagna mon cœur et je réunis alors en moi toutes les forces spirituelles pour m’aider à répondre à cette terrible phrase, et dans une force mentale incommensurable sortit de ma bouche un fabuleux :
« ¿Qué ? »
Vous avez devant vous une véritable oratrice.
Bon allez, trêve de plaisanteries, bien que mes collègues s’en amusèrent, j’en ai prit pour mon grade pendant 45 insoutenables minutes, auxquelles je ne pouvais rien répondre. J’avais pas révisé, j’avais pas révisé, c’est vrai ; j’avais passé tout mon week-end sur la philo à farmer les noms d’auteurs et les citations qui ne m’ont aucunement servit pendant l’évaluation de ce matin.
Imaginez un caillou : il représente la philosophie. Maintenant j’arrive joyeusement et me prends les pieds dans le caillou, je me vautre, fin de ma magnifique métaphore, passez une bonne journée.

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